Philosophie

La nature : Un besoin pratique et philosophique de l’homme moderne

cropped-10933996_10152743273492830_8206976277431979299_n2.jpgAprès avoir beaucoup réfléchi, je constate un besoin dans notre société. Le monde change, s’adapte, depuis que le monde est monde. Nos valeurs se transforment, nos outils technologiques ont certes, amélioré notre quotidien, mais à quel prix si nous avons oublié pourquoi nous les avons conçus?

Il  me semble qu’un sentiment de plus en plus ambivalent, nous anime, nous les hommes. Nous sommes à la fois convaincus de notre toute puissance et en proie à des peurs qui remettent en question de plus en plus les principes de notre société : la justice, la démocratie, la liberté, etc. Certains parlent de crise, de chute de civilisation, car depuis 2008, la civilisation occidentale montre les mêmes signes avant-coureurs que ceux qu’affichait l’Empire Romain lors de son déclin. Ces signes avant-coureurs, qu’ils soient économiques, sociaux, militaires ou politiques, influencent nos choix sociaux. Face à ce phénomène lié à la fin d’un siècle et le début d’un nouveau cycle, certains peuvent avoir l’impression d’être piégés entre le passé et l’avenir, un  avenir de plus en plus incertain.

Cette remise en question peut générer des angoisses qui nous poussent à trouver des coupables pour éviter de trop nous remettre en question, mais si nous avions les réponses en nous-même? Et si les clés se trouvaient cachées dans notre ADN, en revenant aux bases de notre nature…

La nature, un besoin vital

Louis Espinassous, éducateur nature depuis quarante ans et écrivain, explique dans son ouvrage Besoin de nature, qu’à l’aube du XXIe siècle, des scientifiques de différentes disciplines démontrent que l’accès la nature est nécessaire pour la santé physique et psychique, et vitale pour l’épanouissement de chacun.

« 488340_10151436093847830_97318337_nNous privons de plus en plus nos enfants de la nature, du dehors, les acheminant peu à peu vers une éducation ‘‘hors-sol’’. Et ceci au nom de la sécurité, de l’hygiène, de la norme, du risque zéro, et sous le prétexte fallacieux que, par écrans interposés, la vie, le réel, arrivent désormais sans risques jusqu’au cœur de douillettes petites cages dorées où nous les gardons à l’abri. Or le monde n’est pas réductible aux murs de la chambre ou de la classe, ni à des images virtuelles, les plus perfectionnées soient-elles. C’est dehors, dans le jardin, les prés et les bois, au bord de la mer ou en montagne, dans ce contact plein avec le réel que l’enfant construit une part considérable de son rapport à son corps, à ses sens, à son intelligence, à la vie et aux autres. C’est ainsi qu’il développe au mieux la totalité de son être. »

Les adultes aussi, lorsqu’ils sont au contact de la nature, redécouvrent certains sens endormis par la vie moderne. Il est d’ailleurs démontré que le contact avec la biodiversité améliore la productivité des travailleurs, car elle améliore avant-tout leur bien-être. 

C’est ainsi que l’idée de  Kernunnos a vu le jour… Pour retrouver ce bien-être et ce contact avec soi et les autres, en allant à la rencontre du monde qui nous entoure et de nous même.

Vivre la nature,

c’est un désir d’exploration permanent, le plaisir de tester et de se tester.

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